Le Gouvernement wallon mobilise 10,5 millions d’euros sous la forme d’un prêt à taux zéro à la Société publique de gestion de l’eau (SPGE), afin d’accélérer les études et les premiers investissements nécessaires dans le bassin du ruisseau des Moulins. La décision vise à apporter une réponse structurelle à une problématique complexe d’assainissement et de gestion des eaux dans cette partie de l’agglomération liégeoise.
Le bassin dessert en effet plus de 33.000 habitants et comprend environ 121 kilomètres d’égouts, répartis sur les territoires de Blegny, Beyne-Heusay, Fléron et Jupille-sur-Meuse, sur le territoire de la Ville de Liège. Plusieurs secteurs ne sont actuellement pas repris dans une configuration complète d’assainissement et différents rejets d’eaux usées vers les ruisseaux subsistent. Cette situation est le résultat d’évolutions intervenues sur plusieurs décennies. L’urbanisation progressive, et l’imbrication des réseaux d’assainissement, des cours d’eau, des infrastructures de récolte des eaux de ruissellement et des ouvrages de démergement rendent le fonctionnement du bassin particulièrement complexe.
Depuis 2017, plusieurs études ont été engagées à l’initiative et avec le financement de la SPGE (plus de 550.000 euros) afin de comprendre précisément le fonctionnement du bassin, d’objectiver les dysfonctionnements et d’identifier les solutions à mettre en œuvre. Les conclusions de ces travaux ont été transmises par l’AIDE à la fin de l’année 2025. Ces études constituent aujourd’hui une base technique essentielle pour franchir une nouvelle étape. Elles démontrent également la nécessité d’une approche intégrée à l’échelle de l’ensemble du bassin, articulant assainissement des eaux usées, réduction de la dilution des eaux usées par des eaux claires, démergement et réduction du risque d’inondation.
Sur la base de ce travail, le Gouvernement wallon met désormais à disposition de la SPGE un prêt de 10,5 millions d’euros à taux zéro, pour une durée de dix ans, financé par le Fonds pour la protection de l’environnement. Le programme global des interventions identifiées à ce stade est estimé à environ 35 millions d’euros.
Yves Coppieters, Ministre wallon de l’Environnement : « Ce financement doit permettre de lancer sans délai les études complémentaires et les premières interventions prioritaires. L’objectif est d’améliorer durablement l’assainissement du bassin et, par conséquent, la qualité de l’eau de la Meuse. La mise en œuvre des solutions nécessite une coordination étroite entre la SPGE, l’AIDE, les communes, la Province et la Région wallonne. Avec ces 10,5 millions d’euros, une nouvelle étape est franchie pour passer progressivement du diagnostic aux interventions concrètes ».