Aujourd'hui, 7 septembre 2026, le gouvernement fédéral, les régions et les communautés franchissent une nouvelle étape importante dans la lutte contre la discrimination. Avec le lancement officiel du Plan d'action interfédéral contre le racisme, les autorités belges optent pour une approche commune et coordonnée dans la lutte contre le racisme.
Bien que la Belgique dispose déjà de nombreuses initiatives de lutte contre la discrimination, l'éparpillement entre les différents niveaux de pouvoir n'était pas toujours claire pour le citoyen. En effet, celui-ci perçoit la discrimination comme un tout, qui s'étend souvent sur plusieurs domaines de vie à la fois. Le Cadre interfédéral pour les plans d'action contre les discriminations (CIPAD), approuvé le 17 décembre 2025 par la sous-Conférence interministérielle (sous-CIM), apporte du changement et met sur pied une méthodologie et une structure partagées pour les plans d'action contre la discrimination. En mai 2026, cette méthodologie a été transposée pour la première fois en un plan d'action collectif LGBTQI+. Dans ce même cadre, nous lançons aujourd'hui le premier plan d'action interfédéral contre le racisme.
Conférence de Durban
Le lancement de ce deuxième plan d'action constitue un nouveau tournant pour la Belgique. Vingtcinq ans après la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, notre pays concrétise son engagement d'élaborer un plan d'action national contre le racisme. Au fil des ans, des plans d'action et des initiatives ont certes vu le jour à l'échelon régional, mais au travers de ce plan, toutes les autorités unissent leurs forces pour la première fois afin de lutter contre le racisme. Dans le cadre de leurs compétences respectives, mais de manière coordonnée.
Le Plan d'action interfédéral contre le racisme comporte un volet interfédéral définissant des objectifs communs et quatre mesures transversales, auquel s'ajoutent des contributions des différentes autorités. Étant donné que la mise en œuvre des mesures au sein des différents niveaux politiques suit son propre calendrier, le cadre prévoit un afflux échelonné de contributions. Ainsi, le plan d'action peut évoluer au travers de nouvelles initiatives politiques et reste un outil dynamique qui renforce le partenariat entre les autorités.
Présidence pour la Flandre
Ce plan d'action est le fruit d'une collaboration soutenue entre l'autorité fédérale, les communautés et les régions au sein de la Conférence interministérielle Égalité des chances. Aujourd'hui, le ministre fédéral de l'Égalité des chances, Rob Beenders, cède la présidence de cette conférence à la Flandre. Ce transfert garantit la continuité de la collaboration interfédérale et confirme l'engagement de toutes les autorités à faire de la lutte contre la discrimination une priorité commune.
Engagement collectif
Le cadre interfédéral n'impose pas de choix de fond venus d'en haut, mais crée les leviers nécessaires. La lutte contre la discrimination est une ambition partagée. Aujourd'hui, cette ambition se traduit officiellement en une collaboration concrète. Tous les documents peuvent être consultés sur le site https://equal.belgium.be/fr. Pour plus d'informations, rendez-vous sur https://justice.belgium.be/fr/nouvelles/communiques_de_presse/lancement_du_plan_interfederal_contre_le_racisme.
Yves Coppieters, Ministre wallon et en Fédération Wallonie Bruxelles de l'Egalité des Chances : "Vingt-cinq ans après la Conférence mondiale contre le racisme de Durban, le lancement du premier Plan d’action interfédéral contre le racisme constitue un symbole particulièrement fort. Il traduit enfin en actes un engagement pris il y a un quart de siècle : unir les forces de tous les niveaux de pouvoir pour faire de la lutte contre le racisme une priorité commune, concrète et durable."