Le Gouvernement wallon a pris un arrêté visant à établir des valeurs limites de bruit pour les grands axes ferroviaires sur le territoire wallon. L’établissement de cette norme de bruit, la première en Wallonie pour le transport ferroviaire, est le préalable à l’établissement d’une cartographie et d’un plan d’actions de lutte contre le bruit ferroviaire.
La Commission européenne considère le bruit environnemental comme l’un des principaux défis en matière de santé publique et de qualité de vie. La directive 2002/49/CE impose aux États membres une approche harmonisée pour évaluer et gérer le bruit, notamment par la cartographie stratégique et la mise en œuvre de plans d’action.
Après l’adoption des cartographies des agglomérations de Liège et Charleroi en 2024, place à la définition de valeurs limites pour les grands axes ferroviaires. Elle constitue une étape indispensable pour initier le plan d’actions spécifique au bruit ferroviaire. Ce plan sera élaboré en étroite collaboration avec Infrabel, gestionnaire de l’infrastructure, et la SNCB.
Les valeurs limites seront celles déjà fixées pour les agglomérations de plus de 100 000 habitants et les grands axes routiers, soit 70 dB (valeur jour) et 60 dB (valeur nuit), garantissant ainsi une cohérence sur l’ensemble du territoire wallon. Le Ministre de l’Environnement fixe la norme de bruit tandis que le Ministre de la Mobilité est chargé d’identifier les zones prioritaires le long des grands axes ferroviaires et de mettre en œuvre des mesures concrètes de réduction du bruit.
Yves Coppieters, Ministre de la Santé et de l’Environnement : « Ce dispositif, en cohérence avec nos engagements européens, amorce une véritable dynamique conjointe avec les Ministres de la Mobilité, Infrabel et la SNCB pour réduire l’exposition au bruit, protéger le sommeil, la concentration et prévenir les impacts sanitaires à long terme. Cette norme est le premier pas pour garantir un cadre de vie plus serein et une meilleure qualité de vie pour tous. »