La tenue d’une CIM Droits des femmes en ce début 2026 marque une nouvelle étape dans la coordination interfédérale, sous l’impulsion conjointe du Ministre wallon de l’Egalité des chances, Yves Coppieters, et de la Ministre de la Communauté germanophone en charge des Droits des femmes, Lydia Klinkenberg. Face aux défis persistants et aux impératifs liés aux droits des femmes en Belgique, cette coprésidence entend valoriser l’expérience du terrain, renforcer la cohérence des politiques et traduire les engagements internationaux en avancées concrètes. L’inscription à l’ordre du jour du « pack nouveau départ » en est l’exemple concret.our comprendre, agir et protéger des violences faites aux femmes réunies à un seul endroit, ce qui n’était pas encore le cas en Belgique francophone.
La Conférence interministérielle Droits des femmes (CIM DDF) s’est réunie ce 30 janvier 2026, sous la co-présidence du ministre Yves Coppieters et de la ministre Lydia Klinkenberg. Cette réunion marque une relance essentielle de la coordination interfédérale en matière de droits des femmes, dans un contexte où les inégalités et les violences à leur encontre persistent.
Pour optimiser la répartition des travaux, la CIM a également décidé de réduire la durée des tours de présidence à 8 mois (au lieu de 10). Cette modification permettra à la Région de Bruxelles-Capitale, empêchée de prendre son tour en 2025, d’assurer la présidence en fin de législature.
PAROLE DONNÉE À LA SOCIÉTÉ CIVILE
Dès le 2 février 2026, une consultation structurée et nationale des conseils consultatifs en égalité femmes-hommes de chaque entité et d’associations représentatives sera lancée. Cette démarche participative permettra d’identifier les thématiques prioritaires de manière partagée, en lien avec les engagements internationaux de la Belgique, et en particulier la Convention CEDAW (La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes). Et ce, pour l’ensemble de la législature (2026-2029).
Cette démarche de consultation marque une évolution importante des méthodes de travail de la CIM. En ouvrant en amont la définition des priorités à l’expertise de terrain, la Conférence affirme une approche plus démocratique, fondée sur l’écoute, la participation et la co-construction. Elle vise à renforcer la légitimité et la pertinence des thématiques retenues, à mieux ancrer les orientations dans les réalités vécues et à favoriser l’adhésion collective entre les différents niveaux de pourvoir aux travaux qui seront menés tout au long de la législature.
PREMIER CHANTIER PRIORITAIRE : LE PACK NOUVEAU DÉPART
Dans ce cadre général, la coprésidence propose de structurer les travaux autour d’un premier chantier prioritaire : le pack nouveau départ.
Ce pack vise à proposer un ensemble de mesures permettant de mieux protéger les victimes de violences intrafamiliales, en garantissant la sécurité et le respect de la vie privée, d’assurer l’accès à des mécanismes d’aide efficaces et accessibles, indépendamment du dépôt de plainte, de renforcer l’aide juridique, psychologique, médicale et financière. Mais aussi de promouvoir une approche véritablement centrée sur la victime, fondée sur ses droits, ses besoins et son autonomie. Sans oublier, de tenir compte des situations de discrimination croisée. Celui-ci s’appuie donc directement sur :
- La recommandation générale n° 35 du Comité CEDAW relative à la violence fondée sur le genre ;
- Les constats du GREVIO (Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique) invitant la Belgique à renforcer la protection et l’accompagnement des victimes ;
- La continuité des travaux initiés lors de la CIM d’avril 2024, qui ont identifié la nécessité de clarifier les orientations et les leviers à mobiliser.
Ces éléments constituent une base de travail cohérente pour initier les échanges. Ils gagneront toutefois à être replacés dans l’état d’avancement actuel des travaux et des évolutions intervenues depuis l’inscription du point en avril 2024, afin d’actualiser les éléments constitutifs, sans préjuger des arbitrages qui devront être posés.
En ouvrant ce nouveau cycle de travail, la CIM Droits des femmes réaffirme son rôle central dans la coordination interfédérale et dans la mise en cohérence des politiques menées en Belgique en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.
Liste des membres de la CIM Droits des femmes
- Rob Beenders, Ministre de la Protection des consommateurs, de la Lutte contre la Fraude sociale, des Personnes handicapées et de l’Egalité des chances
- Annelies Verlinden, Ministre de la Justice, chargée de la Mer du Nord
- Bernard Quintin, Ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de Beliris
- Caroline Gennez, Ministre du Bien-être et de la lutte contre la pauvreté, de la Culture, de l’Égalité des chances
- Zuhal Demir, Ministre de l'Enseignement, de la Justice et de l'Emploi
- Lydia Klinkenberg, Ministre des Affaires familiales, des Affaires sociales, du Logement et de la Santé
- Barbara Trachte Secrétaire d’Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de la Transition économique et de la Recherche scientifique - Ministre-Présidente du Collège de la Commission communautaire française, chargée de la Promotion de la Santé, de la Famille, du Budget et de la fonction publique
- Alain Maron Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé de la Transition climatique, de l'Environnement, de l'Énergie, de la Propreté publique, de la Démocratie participative, de la Santé et de l’Action sociale.
- Rudi Vervoort, Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du Développement territorial et de la Rénovation urbaine, du Tourisme, de la Promotion de l’Image de Bruxelles et du Biculturel d’intérêt régional
- Nawal Ben Hamou, Secrétaire d'Etat à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée du Logement et de l'Egalité des chances
- Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Economie sociale, de l'Egalité des chances et des Droits des femmes